Le cheval voit l'homme comme un prédateur
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Ajouté le 12/4/2008 à 12:05
Parmi tous les animaux -humains compris- on peut distinguer deux catégories d'espèces opposés : les prédateurs, qui tuent pour se nourrir, et les proies, qui fuient pour sauver leur peau.
Le cheval, qui est un animal proie, cherche à reconnaître au plus vite les éventuels prédateurs.
Plusieurs caractéristique, aisément repérable par le cheval, nous identifient à ces derniers.
- La première est olfactive
Nous portons l'odeur de ce que nous mangeons. L'homme, qui est omnivore, est aussi carnivore. Nous avons donc l'odeur de viande. Bien sûr, nous n'avons pas l'intention de mordre dans la croupe rebondie de notre animal préféré dès nous ressentons une petite faim. Nous avons même à peu près convaincu nos chevaux domestiques que nous n'allions pas les dévorer tout cru. Mais permettons au cheval sauvage d'avoir -parfois à juste titre- de sérieux doutent sur cette question...
- La deuxième est visuelle
Il s'agit de notre aspect physique. Comme le chien, les félins ou d'autres espèces carnivores, nos yeux sont situés sur le devant de notre visage. Nous regardons les choses fixement. Le chat qui observe une souris et se tapit dans l'herbe avant de bondir sur elle en est une bonne illustration. EN revange, les herbivores -notament les chevaux, mais aussi les cervidés et les bovins- ont les yeux situés sur les côtés de la tête. Leur champ de vision est ainsi très large. Ils peuvent repérer un danger autour d'eux sans avoir besoin de tourner la tête. De plus, nos oreilles sont plaquées des deux côté de notre tête. Cela nous donne un air vraiment très menaçant. D'ailleurs, lorsqu'il veut montrer qu'il est très en colère, le cheval couche les oreilles.
- La troisième concerne notre attitude
Nous pensons sur un mode direct. Par exemple, nous nous dirigeons en ligne droite pour nous rendre d'un point à un autre. " Je décide de faire quelque chose, j'y vais tout droit." Alors que le chevalavancera de quelques pas, fera une halte pour écouter ou regardre. Il ne repartira qu'après avoir pris en compte tout ce qui compose son environnement, lorsqu'il sera sûr d'y aller en tout sécurité.
On voit que les dresseurs ont bien compris à quel point tout cela pouvait être important : ils font très attention de ne pas regarder le cheval droit dans les yeux, sachant que les chevaux interprètent cela comme une menace. Au moment des premières approches, ils se déplaced de biais ou en cercle, et lentement.
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